Le principe de l’observation du Sabbat, ne consiste-t-il pas dans l’observation d’un jour sur sept, plutôt que l’actuel septième jour de la semaine? Ainsi, l’observation du Dimanche, n’accomplira-t-elle pas le but du commandement du Sabbat, puisqu’elle re

Point de vue populaire.

La notion que le principe de l’observation du Sabbat, consiste dans l’observation d’un jour sur sept, plutôt que le septième jour, fut historiquement tenue par les catholiques et les protestants. En dépit de son antiquité et sa popularité, cette notion est dépourvue d’un soutien biblique, comme j’ai démontré dans Divine Rest for Human Restlessness, pp. 45-56.

Cette notion est basée sur l’argument fictif que la spécification véritable du septième jour est cérémonielle, c’est à dire, ce qui fut donnée par Moïse, aux Juifs, pour leur enseigner au sujet du repos spirituel manifesté dans le Christ; et que le principe d’un jour dans sept est moral, et fut donné par Dieu au genre humain à la création. Le Christ a prétendu annuler l’aspect cérémonial du commandement du Sabbat, c’est à dire, la spécification du septième jour; tandis qu’il réaffirma l’aspect moral du Sabbat, c’est à dire, le principe d’un jour dans sept.

Cette distinction arbitraire et artificielle entre le moral (le principe de la création d’un jour sur sept) et le cérémonial (la spécification mosaïque du septième jour) est basée sur l’imaginaire plutôt que sur le réel. Dans l’Écriture, la notion d’un jour sur sept, est totalement absente. Dans les deux, la création et le commandement du Sabbat, Dieu spécifie « le septième jour » (Gn 2:2-3; Ex 20:8-11) et pas un jour sur sept. La raison est que Dieu a spécifiquement choisi le septième jour pour commémorer ses activités créatrices (Ex 20:11) et rédemptrices (Dt 5:15).

De plus, les Chrétiens d’aujourd’hui, comme les Juifs de l’Ancien Testament, n’ont-ils pas besoin de la fonction typologique et symbolique du Sabbat pour conceptualiser et faire l’expérience des bénédictions de la création et de la Rédemption?

Si en effet, l’Écriture enseigna le principe d’un jour sur sept, pour faire ses dévotions et se reposer, alors elle aurait prescrit un autre jour libre, pour les gens, comme les prêtres, qui devaient travailler le Sabbat. L’absence d’une telle disposition prouve l’importance cruciale que l’Écriture attribue au septième jour, par opposition à la notion d’un jour sur sept, si grandement invoqué par ceux qui désirent faire du Dimanche l’équivalent du Sabbat biblique.