Un « outil » admirable : NOTRE MAIN
Oeuvre du géni créateur, la main est un " instrument " tout à fait extraordinaire, qu'aucun outil de confection humaine ne saurait égaler.
La main est un » instrument » tout à fait extraordinaire, qu’aucun outil de confection humaine ne saurait égaler.
Dans un récent article du Figaro Magazine, le journaliste Richard Le Ny, écrivait ces lignes :
Il n’est pas étonnant que l’on ait créé, dans plusieurs grands hôpitaux, des équipes entièrement consacrées au traitement d’urgence des traumatismes de cette partie du corps, tant il s’agit d’une chirurgie délicate.
Voici quelques aspects de cette architecture admirable :
La main est parfaitement adaptée aux différentes fonctions qui sont les siennes. A certains endroits, de puissants ligaments empêchent pratiquement tout mouvement et à d’autres, au contraire, les articulations peuvent jouer librement.
Ainsi, par exemple, celles qui sont situées à la base du pouce ont beaucoup de souplesse, et cela facilite la grande mobilité de ce doigt. A l’opposé, des ligaments très forts fixent le reste du poignet à la main, et l’empêchent de se déboîter lorsque Ion pousse sur quelque chose à bout de bras.
Une synchronisation parfaite
Les mouvements du pouce sont assurés par le jeu de huit muscles. Il nous paraît évident de le voir former en se dirigeant vers les autres doigts, une sorte de « pince « , qui nous permet, par exemple, de saisir un objet. Mais cette fonction qui n’existe que dans quelques espèces requiert une grande complémentarité entre les différents muscles, et une synchronisation très « fine « .
La répartition des muscles est extrêmement fonctionnelle : les plus puissants, et plus volumineux, sont attachés sur le bras ou l’avant-bras.
Ils commandent les différents mouvements de la main, à distance, par de longs tendons… Les plus petits muscles sont à l’intérieur de celle-ci pour compléter leur action.
Les tendons coulissent dans des gaines, où ils sont protégés par un produit » lubrifiant « . S’il n’en était pas ainsi, ils s’enflammeraient rapidement et deviendraient très douloureux.
Par ses multiples racines nerveuses, la main est en contact étroit avec le cerveau. Ses « capteurs », très sensibles, donnent l’alerte lorsqu’ils perçoivent la moindre sensation de douleur, de chaleur ou autre.
Il existe à l’avant du cerveau, une région des plus importantes : elle commande, un par un, tous nos muscles, et dirige ainsi les mouvements que nous pouvons faire. La surface que la main y occupe est très grande, et tout spécialement celle qui correspond au pouce… ce qui en prouve toute l’importance !
Que de perfections cachées dans cette partie du corps !
(« Expériences » Mois de septembre, 3ème trimestre 2007 – N°147)