Paul accentue que la justification est « par la foi, sans les oeuvres de la loi » (Rm 3:28; cf. Ga 2:16). Si l’enseignement de Paul est vrai, pourquoi alors est ce qu’un chrétien se sentirait obligé d’observer la loi? La direction de l’Esprit, n’est-elle

La méthode et le critère.

Les gens qui soulèvent cette question, ignorent le fait que Paul accentue, non seulement la méthode du salut, ce qui est la justice par la foi sans les oeuvres de la loi, mais aussi, le critère du salut, ce qui est la justice qui se manifeste dans l’obéissance des commandements de Dieu, par la foi en Jésus. Ignorer cette distinction, ça signifie de faussement accuser Paul d’encourager la justification de l’état du pécheur, plutôt que la justification des pécheurs par la foi.

Le don de Dieu et l’exigence de Dieu.

Dans sa présentation des dynamiques du salut, dans les livres aux Romains et aux Galates, Paul discute premièrement la méthode et par la suite, le critère du salut. Dans les onze premiers chapitres aux Romains, de même que dans les quatre premiers chapitres aux Galates, Paul explique avec une variété d’illustrations, que la méthode du salut est un don de Dieu de grâce, et non un exploit humain (Rm 3:21-28; 10:9-10; Ga 2:16; 3:10-11; 4:28-30).

Cependant, après son exposé du don de Dieu (méthode) du salut, dans les deux épîtres, Paul consacre le reste des chapitres à discuter l’exigence de Dieu (critère) en conformité à ses commandements, par la grâce du Christ.

Concentrer sur le don de Dieu, le salut, tandis que négliger l’exigence de Dieu en conformité à ses commandements, dénigre, non seulement les enseignements de Paul, mais aussi ceux des Écritures dans leur ensemble.

La grâce divine qui nous sauve de la pénalité du péché continue à s’appliquer jusqu’à la fin de nos vies, en nous conduisant à marcher « en nouveauté de vie » (Rm 6:4) et à une nouvelle conformité  aux commandements de Dieu, lesquels sont le critère du jugement final: « Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, agréable et parfait » (Rm 12:2).

Une connexion indissoluble.

Paul reconnaît l’indissoluble rapport entre ce que Dieu nous donne par Jésus et ce qu’il nous exige, par le pouvoir de son Esprit. Le salut est un don de grâce, mais l’acceptation de ce don, exige une réponse d’obéissance, laquelle démontre l’authenticité de notre foi.

Le don de grâce de Dieu « nous enseigne à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, et à  vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus » (Tt 2:12-13). C’est parce que Dieu nous a donné par le Christ la liberté sur la pénalité et le pouvoir du péché, « et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit » (Rm 8:4).

L’exigence de Dieu, n’est pas une demande de perfection absolue, cependant son exigence nous confronte avec sa critère élevée et indiscutable de justice, qui doit être atteint par la puissance de son Esprit (1  Co 7:19; Rm 8:3-4). Le dessein du don de grâce de Dieu, n’est pas d’excuser notre nature pécheresse, mais de la transformer à sa ressemblance (Rm 12:2).

La preuve de notre transformation.

La preuve de notre transformation de notre nature pécheresse, est l’obéissance aux commandements de Dieu, ce que Paul appelle le « fruit de l’Esprit » (Ga 5:22). Ceci explique pourquoi au jugement final, Dieu « rendra à chacun selon ses oeuvres » (Rm 2:6). « Oeuvres » ou « fruit » sont décisifs dans le jugement final, parce qu’ils constituent la preuve de l’acceptation par la foi du don de Dieu du salut.

La conclusion alors est que l’accentuation de Paul sur la justification « par la foi, sans les oeuvres de la loi » (Rm 3:28) n’a pas pour objet l’intention de libérer une personne de l’obéissance à la loi de Dieu, parce que le même apôtre explique que le don de Dieu de salut par Jésus-Christ, est destiné à nous rendre capable d’accomplir « la justice de la loi » (Rm 8:4S).