La manière provocante du Christ d’observer le Sabbat, n’était-elle pas désignée pour préparer le terrain pour l’abandon du Sabbat, et à sa place, l’adoption de l’observation du Dimanche?

Annuler ou éclaircir?

Ce point de vue populaire est défendu dans beaucoup de recherches récentes. Selon mon avis, un tel point de vue repose sur une interprétation arbitraire des épisodes du Sabbat des Evangiles. Ce que les défenseurs de ce point de vue manquent de reconnaître, c’est que la manière provocante du Christ à observer le Sabbat, était désignée, non pas pour annuler, mais pour éclairer l’intention divine du quatrième commandement.

À maintes reprises dans les Evangiles, le Christ agit comme le suprême interprète de la loi, en attaquant l’obéissance externe et les traditions humaines, qui, souvent, avaient obscurci l’esprit et l’intention des commandements de Dieu (Mt 5:21-22, 27-28; 9:13; 12:7; 23:1-39).

Intention divine.

Il est digne d’attention que dans tous les cas où le Christ ou ses disciples furent accusés de ne pas observer le Sabbat, il défendait leur conduite— souvent en faisant appel à l’Ecriture «  N’avez- vous pas lu… »—Mt 12:3,5)— et ainsi, montrant que leurs actions étaient en harmonie avec l’intention divine du Sabbat.

Une lecture objective de ces déclarations du Sabbat où le Christ qui déclare que le Sabbat est un jour «  de faire du bien » (Mt 12:12), « de sauver une vie » (Mc 3:4MH), pour témoigner de la « miséricorde » plutôt que de la religiosité (Mt 12:7), et de « délivrer » les hommes et les femmes des liens physiques et spirituels (Lc 13:16FC), offre une preuve indubitable de l’intention du Christ d’éclaircir et non d’annuler le Sabbat.