L’observation du Sabbat au temps de l’Ancien Testament, n’a-t-elle pas souvent abouti dans le ritualisme et le légalisme, ce que l’Écriture condamne? Ce facteur ne discrédit-il pas la validité et la valeur de l’observation du Sabbat, aujourd’hui?

Antidote au légalisme.

La validité d’un précepte divin n’est pas annulée par le fait que certains l’ont perverti. Malheureusement, les légalistes tendent  à oublier que par Ses actions et Ses paroles, le Sauveur fit du Sabbat un jour de « miséricorde » plutôt que de « sacrifice » (Mt 12:7-8), un temps pour aimer Dieu et nos semblables, plutôt que de parader sa droiture en accomplissant des rites.
Une expérience et compréhension correcte du Sabbat peuvent prouver à être de puissants antidotes au légalisme. Pourquoi? Parce que le Sabbat nous enseigne, non de travailler pour notre salut (le légalisme), mais de cesser tout notre travail, afin « de permettre à Dieu de travailler « en nous », comme le dit si bien Calvin.[i]


[i] Jean Calvin, Institutes of the Christian Relgion (Grand Rapids, 1972), vol. 2, p. 339.