Comment une personne peut-elle accepter l’origine de la création du Sabbat, quand la science moderne enseigne que notre monde eu son existence, non pas dans six jours, mais dans des millions d’années, et non par choix divin, mais par chance naturelle?

Les limitations de la science.

Est-il réellement nécessaire d’être capable d’expliquer la semaine de la création à la lumière des théories scientifiques modernes, afin d’accepter le Sabbat en tant qu’ordonnance de la création? La science, a-t-elle le savoir et les instruments, pour tester et expliquer combien de temps il faut pour « créer » un système solaire, tel que le nôtre, avec ses multiformes de vie?

Nous semblons oublier que la science peut observer et mesurer seulement le processus progressif de conservation et de désagrégation. En fait, la science moderne, en supposant que ces développements progressifs ont toujours fonctionné dans le passé, essentiellement comme dans le présent (uniformitarisme) empêche la possibilité d’un processus d’un décret divin (parlé-en-existence).

En fin de compte, le problème n’est pas comment réconcilier la semaine de la création avec les théories modernes d’origine, mais comment concilier l’enseignement biblique de la création divine, avec la théorie prédominante scientifique de génération spontanée. Est-il possible d’harmoniser les deux? Evidemment non, puisque les deux points de vue reposent sur des prémisses entièrement différentes. Le dernier accepte seulement les causes naturelles, tandis que le précédent reconnaît Dieu comme la cause Surnaturelle: « C’est par la foi que nous comprenons que le monde ait été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit ne provient pas de ce qui est visible » (Hé 11:3).

Enraciné vers le bas, ou vers le haut?

Le problème avec la logique scientifique est qu’elle refuse d’être informée par la révélation divine. Quand une personne insiste sur la croyance seulement en ce qui peut être démontrée dans un laboratoire, elle choisit de retracer vers le bas ses racines à des sources biologiques, plutôt que vers le haut, de l’image de Dieu. En fin de compte, ceci conduit la personne à croire en rien d’autre qu’en elle même. La conséquence tragique d’une telle philosophie est qu’elle vide la vie et l’histoire humaine d’une signification fondamentale, laissant la vie et l’histoire, avec aucun commencement ou destin divin. La vie est réduite à un cycle biologique, qui, seulement par la chance, détermine son propre commencement et fin.

Pour la science, la dernière réalité n’est pas Dieu, mais la matière, qui a été vue historiquement comme éternelle ou comme mauvaise. L’histoire de la création, avec son Sabbat commémoratif, défie ce nihilisme, exhortant chaque génération, si chargée avec des faits scientifiques ou avec les fantaisies mythologiques, à reconnaître que ce monde est une création et un don de Dieu, confié à l’homme, ce qui rend sa vie significative, parce qu’elle est enracinée en Dieu.

Une perspective divine.

Si nous acceptons par la foi, que Dieu créa ce monde, alors pourquoi ne croirions nous pas qu’Il nous a révélé le temps qu’Il prit pour accomplir cela? Quelqu’un pourrait objecter que la notion de la création et du repos de Dieu, en suivant les limitations de la semaine humaine de sept jours, milite contre Sa vraie nature éternelle et omnipotente.

C’est évident que le Très Haut Dieu n’avait pas besoin d’âges géologiques ou des jours littéraux pour créer notre monde, mais seulement le désir de l’appeler à l’existence (Ps 33:6). Mais le fait que dans Sa révélation, Dieu nous dit qu’Il choisit un temps humain, plutôt qu’un temps divin, pour créer notre monde, n’indique-t-il pas une autre qualité aussi importante de Sa nature divine: l’amour? N’est ce pas le désir d’entrer dans les limitations du temps humain, à la création, une réflexion de Son souci de donner un exemple divin ou une perspective à la semaine de travail-et-repos envers Ses créatures? N’est ce pas aussi une préfiguration de la bonne volonté de Dieu, d’entrer, si le besoin se révèle, dans la chair humaine, afin de devenir « Emmanuel », « Dieu avec nous »?

Nous concluons que de questionner l’origine du Sabbat à la création, à cause des difficultés d’harmoniser la semaine de la création, avec les théories modernes de genèse, signifie de rejeter, non seulement le message de Genèse 1:1- 2:3, mais aussi son commentaire qui se trouve dans le quatrième commandement. Ce dernier parle de six jours littéraux de la création et d’un jour littéral de repos, sanctifié par Dieu, quand ce monde fut créé (Ex 20:11).